Quand la ville était insalubre

Quand la ville était insalubre

EN KIOSQUE # 18 – HISTOIRE – Au début du xxe siècle, Paris abrite de nombreux foyers de tuberculose. En cause : la promiscuité, la vétusté et le manque d’hygiène. Il faudra un demi-siècle, à coups de destructions et de rénovations, pour résoudre le problème.

Le 8 mars 1906, devant ses collègues du conseil municipal, Ambroise Rendu lance un cri d’alarme : il y a dans Paris des rues et des îlots entiers où l’on meurt deux fois plus que la moyenne de la tuberculose. Le « casier sanitaire des maisons », dressé par le bureau d’hygiène de la Ville, a recensé six des ces « îlots insalubres ». À l’exception du quartier des Épinettes, dans le
17e arrondissement, tous sont à l’est ou au sud. Le Paris populaire. Pourquoi le bacille de Koch est-il si meurtrier dans ces quartiers ? Selon Paul Juillerat, principal auteur du « casier sanitaire », la première cause est la surpopulation. Ces îlots regroupent 1 584 maisons dans lesquelles vivent 59 081 personnes. Des ouvriers, des petits artisans et leurs familles vivent à plusieurs dans des taudis d’une seule pièce. Des travailleurs immigrés, des chiffonniers, des délinquants s’entassent dans des garnis, dortoirs qu’ils paient à la journée ou à la semaine. (…)

Photo © LAPI/Roger-Viollet

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Par Jérôme Hoff

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