Le padel va bientôt conquérir Paris

Le padel va bientôt conquérir Paris

EN LIBRE ACCES – Mélange de tennis et de squash, le padel se pratique pour l’heure dans des salles de la banlieue parisienne : Fontenay-sous-Bois, Saint-Denis ou Bois d’Arcy. Un tiers des joueurs habite Paris intra-muros, où des terrains devraient voir le jour en 2018.

Le padel combine deux sports de raquettes : le tennis (l’aire de jeu est plus petite) et le squash (dont on utilise les murs). Les Parisiens aiment ce sport en vogue, débarqué en France en 2008. Or, à l’heure actuelle, aucune salle n’est susceptible de les accueillir dans Paris intra-muros. Pour y jouer, ils doivent se déplacer à Bois d’Arcy, Fontenay-sous-Bois et Saint-Denis. L’ouverture d’un centre de Padel dans le 15e arrondissement de Paris par l’UCPA, prévue en 2017, a été repoussée d’un an.

L’éloignement des centres de padel ne coupe pas l’envie à Yves, 55 ans, d’y jouer. « Je pratique ce sport une à deux fois par semaine, dit ce Parisien qui vit dans le 16e arrondissement. J’ai choisi d’aller jouer à Bois d’Arcy le week-end, car je mets peu de temps pour m’y rendre en voiture. Evidemment si un centre ouvrait dans le 15e, je serais tenté de m’y rendre, même si l’organisation à Bois d’Arcy est top, en particulier grâce à Julien, l’un des animateurs du centre. Le padel c’est sympa et ludique ! »

Yves Ralph et Julien se prépare à entrer sur le court de padel.

Yves, Ralph et Julien se préparent à entrer sur le court de padel.

« J’ai joué au foot pendant 15 ans, souligne Yves. Le padel c’est mieux pour mon âge. Le sol en mousse amortit davantage les chocs. » Ce sport se joue en double et les rebonds facilitent les échanges. Pour marquer un point, la balle doit rebondir deux fois dans le camp adverse sans avoir touché les murs. Un concept qui plaît. « La différence avec le tennis, c’est que l’on s’adapte plus rapidement et que c’est bon enfant, souligne Julien, 34 ans, de Maurepas, dans les Yvelines. De nombreuses familles viennent s’initier au padel le week-end. »

Le padel viendrait d’Acapulco au Mexique, où il serait né en 1969.
A partir de 2008-09, après l’Espagne, il prend racine en France. Où l’accroissement du padel est exponentiel : entre 2015 et 2016, le nombre de clubs a doublé. « Le tennis, dont la fédération coiffe le padel, est en perte de vitesse, explique Melchior Dejouany, directeur général de la société Kaktus créateur de terrains de padel dans le 9e arrondissement. La construction de terrains de padel, moins onéreux que les terrains de tennis, qui va de pair avec l’augmentation du nombre de licenciés, est un enjeu stratégique pour elle. » D’ici l’année prochaine le constructeur annonce un doublement des terrains de padel.

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Par Dylan Briard

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