Un quartier au bord de l’overdose ?

Un quartier au bord de l’overdose ?

EN KIOSQUE # 17 – Un an après son ouverture, quel bilan pour la salle de consommation à moindre risque de Gare du Nord ? Si le lieu marque un progrès pour les toxicomanes, il suscite toujours l’hostilité virulente d’une partie du voisinage.

La porte s’entrouvre dans la nuit tombante. Une dizaine de silhouettes, sac sur le dos, franchissent la grille avant de disparaître dans l’obscurité de la rue Ambroise-Paré. Il est 20 h 30 et la salle de consommation à moindre risque (SCMR) du 10e arrondissement, aussi appelée « salle de shoot », vient de fermer. Les derniers toxicomanes, qui vivent le plus souvent à la rue, quittent les lieux. On interroge l’un d’eux, l’air hagard. « Je viens souvent, c’est plus propre que les parkings et on se fait pas prendre par la police », explique Paul, la trentaine, addict au Skenan. L’antidouleur à base de morphine, peu cher (autour de 5 euros le sachet), est une tendance lourde de l’injection à Paris. Son compère, Hassan, vante les mérites de la salle avec regret : « Elle aurait existé plus tôt, j’aurais peut- être pas chopé l’hépatite C… » Les deux hommes s’impatientent, on les laisse filer (…)

Lire la suite dans Soixante-Quinze # 17 en vente en kiosque à partir du mardi 26 septembre 2017.

Photographie : © Mathieu Génon

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Par Philippe Schaller

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