La fin du ventre de Paris

La fin du ventre de Paris

EN KIOSQUE # 11 – En 1969, le marché des Halles quitte le 1er arrondissement de Paris pour Rungis (94). Avec l’essor urbain et démographique, ce « déménagement du siècle » est nécessaire. Mais pour beaucoup de Parisiens, c’est un bouleversement.

Les restaurants et les bistros du quartier débitent des hectolitres de champagne et de soupe à l’oignon. Les écaillers ouvrent les praires et les oursins à toute vitesse. En attendant une table, les curieux se prennent en photo devant les tas de choux-fleurs et de carottes. Au pied de la fontaine des Innocents, l’orchestre des Beaux-Arts joue des classiques de Bruant et des chansons à boire. Bientôt, les noceurs arrivent. « On a organisé des farandoles endiablées dans les pavillons. » « On a dansé la gigue sur les toits des camions frigorifiques […] On a aussi déclenché une bataille à coups de trognons de choux », rapporte L’Humanité le surlendemain. Il s’agit de marquer le coup : cette nuit du 27 au 28 février 1969 est la dernière des Halles, dans le 1er arrondissement de Paris. Dès le lendemain, le marché de vente en gros de produits alimentaires, le « ventre de Paris » de Zola, quitte la place, après huit siècles de présence. Direction Rungis, dans le Val-de-Marne.

Photo © René Saint-Paul/Rue des archives

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Par Jérôme Hoff

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