Diaporama – Quand Paris gronde pour Théo

Diaporama – Quand Paris gronde pour Théo

ARTICLE EN LIBRE ACCES – Retour en images sur la manifestation de soutien à Théo, organisée mercredi 15 février 2017, à Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en fin de journée pour dénoncer le viol présumé du jeune homme par un policier, jeudi 2 février 2017, lors d’un contrôle d’identité à Aulnay-sous-Bois (93).

La manifestation avait été annoncée sur Facebook par le mouvement Inter Luttes Indépendant, sous le titre de rassemblement pour Théo et toutes les victimes de la police. A la suite de cet appel, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sous la station de métro Barbès-Rochechouart, mercredi 15 février 2017.

Mis en place plusieurs heures avant le début de la manifestation, l’important déploiement de policiers n’a pas suffit à dissuader certains jeunes manifestants d’aller à l’affrontement. Après des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre, ces derniers ont répondu brutalement en utilisant des gazs lacrymogènes contre les manifestants. Il n’en fallait pas plus pour lancer les hostilités : poubelles brulées, bouteilles jetées, poteaux arrachés et fumigènes allumés, les affrontements ont duré une bonne heure.

Ce rassemblement n’avait pas été autorisé par la préfecture de police, contrairement à celui organisé par SOS Racisme, samedi 18 février 2017, place de la République avec notamment le soutient du CRAN, de la CGT et de Touche Pas à Mon Pote.

Importante présence policière sur les lieux de la manifestation bien avant le début du rassemblement.

Importante présence policière sur les lieux de la manifestation bien avant le début du rassemblement.

Des manifestants chantent en cœur et dans une ambiance bon enfant.

Des manifestants chantent en cœur, dans une ambiance bon enfant.

Vers 18h, la foule s'amasse au niveau du Barbès Café. La circulation est bloquée par la police.

Vers 18h, la foule s’amasse au niveau du Barbès Café. La circulation est bloquée par la police.

De part et d'autre des barrages installés par la police des rassemblements se crée.

Des rassemblements se créent de part et d’autre des barrages installés par la police.

Fumigènes sur le boulevard de la Chapelle.

Fumigènes sur le boulevard de la Chapelle.

Riposte des policiers avec des gaz lacrymogènes à bout portant.

Riposte des policiers avec des gaz lacrymogènes à bout portant.

De nombreux militants anti-fascistes étaient présents dans la manifestation.

De nombreux militants anti-fascistes étaient présents dans la manifestation.

Fumée jaune pour colère rouge : les face-à-face ont duré une bonne heure.

Fumée jaune pour colère rouge : les face-à-face ont duré une bonne heure.

Même si la majorité des commerces ont baissé leurs rideaux, le business tourne toujours pour les vendeurs de marrons chauds.

Même si la majorité des commerces ont baissé leurs rideaux, le business tourne toujours pour les vendeurs de marrons chauds.

Toutes les rues adjacentes sont bloquées.

Toutes les rues adjacentes sont bloquées.

Les feux de poubelles sont déclenchés un peu partout dans les rues.

Les feux de poubelles sont déclenchés un peu partout dans les rues.

"Face à l'impunité policière soyons ingouvernables".

« Face à l’impunité policière soyons ingouvernables. » : la colère des manifestants s’exprime aussi par des banderoles.

La police continue d'avancer pour refermer sa nasse.

Un épais manteau de gaz lacrymogène stagne au dessus de Barbès. L’air devient irrespirable et les yeux piquent. La police continue d’avancer pour refermer sa nasse.

Un épais manteaux de gaz lacrymogène stagne au dessus de Barbès. L'air devient irrespirable et les yeux piquent.

Un épais manteaux de gaz lacrymogène stagne au dessus de Barbès. L'air devient irrespirable et les yeux piquent.

"Viol à main armée".  Vers 21 h, la foule se disperse. Le calme revient sur les lieux mais pas dans les têtes.

« Viol à main armée ». Vers 21 h la foule se disperse. Le calme revient sur les lieux mais pas dans les têtes.

Photos © Louis Camelin

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Par Louis Camelin

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