Paris, capitale des plaisirs

Paris, capitale des plaisirs

Les Parisiens sont plus libres au lit (ou ailleurs) que la moyenne des Français. Plus infidèles, plus libertins, plus joueurs, plus voyeurs. Ils couchent (et découchent) plus souvent, sont aussi plus nombreux à être gay, bi, trans et plus si affinités. À l’occasion de la Saint-Valentin, exploration subversive de la fièvre de Babylone.

Du Théâtre Chochotte, dernier établissement du genre à Paris à proposer des numéros d’effeuillage à l’ancienne dans le 6ème arrondissement, aux sex-shops traditionnels du quartier rouge concurrencés par les love stores flambants neufs, en passant par les soirées LGBT qui s’organisent au-delà du Marais et au love hôtel de la rue Saint-Denis, la capitale regorge de lieux érotiques qui séduisent un large public. Selon un sondage de l’IFOP, les parisiens sont plus libres dans leur sexualité que le reste de l’Hexagone. Une enquête coquine réalisée par Soixante-Quinze.

Pigalle se veut moderne, mais les sex shop traditionnels survivent encore. Photo © Mathieu Génon

Pigalle se veut moderne, les sex-shops traditionnels y survivent tant bien que mal. Photo © Mathieu Génon

Pigalle vibre encore
Dans le célèbre « quartier rouge » du 18, les sex-shops traditionnels se font plus rares. Mais le commerce des joujoux sexuels reste vivant et se renouvelle dans de rutilants love stores. Par Célia Mercier.

« Le libertinage est à portée de métro »
Ève de Candaulie (un pseudonyme) pratique depuis dix ans une « sexualité non exclusive ». Elle raconte sa « vie horizontale » avec plus de 1 000 partenaires dans une ville qui offre toutes les possibilités. Par Philippe Schaller

Les déesses de la fesse
Chez Chochotte, près de Saint-Michel (6e), danseuses, mannequins ou étudiantes se livrent à des spectacles d’effeuillage diablement pulpeux. Les hommes adorent, mais ce sont les femmes qui tirent les celles. Par Philippe Schaller.

Chez Chochotte, la danseuse se déshabille lentement, puis enchaîne les positions lascives et suggestives. L'assistance frémit.

Chez Chochotte, la danseuse se déshabille lentement, puis enchaîne les positions lascives et suggestives. © Mathieu Génon


L’hôtel de l’amour à l’heure
Dans la chaude rue Saint-Denis (1er) se cache aujourd’hui l’unique love hotel de la capitale. Étudiants, couples en quête de frissons ou amants d’un jour y louent, le temps d’une étreinte, des chambres extravagantes. Par Delphine Bauer.

Extension du domaine LGBT
Le drapeau arc-en-ciel flotte depuis trente ans dans le Marais (4e). Mais cette étiquette de « quartier gay » de la capitale se décolle peu à peu, tandis que les sexualités se banalisent et se diffusent partout. Par Anne-Laure Pineau.

À la Machine du Moulin-Rouge, dans le 18e arrondissement, les soirées Wet for me "veulent promouvoir la culture féminine et lesbienne". © Marie Rouge

À la Machine du Moulin-Rouge, dans le 18e arrondissement, les soirées Wet for me « veulent promouvoir la culture féminine et lesbienne ». © Marie Rouge

« Le clitoris de Paris était avenue de l’Opéra »
Emmanuel Pierrat, auteur de Paris, ville érotique. Une histoire du sexe du Moyen Âge au xxıe siècle *, explique que la capitale a longtemps été la cité de tous les vices. Par Philippe Schaller.

Photo © Mathieu Génon

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Par Philippe Schaller

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