Showroom Service

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EN KIOSQUE # 6 – Loin des défilés de la « fashion week », les riches étrangers désireux de s’initier au chic parisien font souvent appel aux personal shoppers, des stylistes qui les aident à se constituer une garde-robe.

« Comme toutes les petites filles, je rêvais de robes qui tournent. Mais durant l’Union soviétique, on portait ce qu’il y avait », se souvient Galina Vincenot, 36 ans. Née à Elista, dans le sud de la Russie, elle débarque à Paris en 2001 pour étudier le tourisme, puis travaille dans la location de véhicules de grande remise. Un jour, sa mère lui rend visite : « Elle n’avait pas l’habitude de se faire plaisir. J’ai déniché une petite jupe noire en solde et je l’ai forcée à la prendre ! Elle avait de belles jambes, c’était dommage qu’elles ne les montrent pas. » Alors Galina est devenue en 2011 « styliste et conseillère en image multiculturelle ». Autrement dit, personal shopper.

Ex-styliste chez Kenzo, Stefano Venchiarutti fait découvrir le "dressing illimité" à Rie Liu : plutôt que d'acheter, on loue.

Ex-styliste chez Kenzo, Stefano Venchiarutti fait découvrir le « dressing illimité » à Rie Liu : plutôt que d’acheter, on loue.

L’anglicisme désigne une sorte de factotum du shopping, un assistant de mode, un expert qui conseille dans leurs achats des clients qui n’ont pas le temps ou les connaissances nécessaires pour trouver eux-mêmes les articles qu’ils veulent faire entrer dans leur dressing. Toute l’expertise du personal shopper consiste à les coacher en tenant compte de leur profil, de leur culture, de leur style de vie, de leur morphologie, de leur budget et bien sûr de leurs goûts. Le métier, encore confidentiel, pourrait se démocratiser en décembre 2016 après la sortie du film d’Olivier Assayas Personal Shopper, présenté à Cannes en mai. L’histoire de Maureen, une jeune Américaine à Paris, qui s’occupe de la garde-robe d’une célébrité…

Galina travaille avec des tour-opérateurs russes et a son propre site web. Pour ses compatriotes, Paris reste la capitale de la mode ; et la femme française, un parangon d’élégance (…)

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Par Julie Olagnol

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