La fin du toutou-Paris

La fin du toutou-Paris

EN KIOSQUE # 6 – Détestée sur la voie publique, à peine tolérée dans les transports, interdite de parcs, la gent canine a la vie dure dans la capitale.

Les chiens sont devenus persona non grata dans la capitale, où leur nombre est estimé à 200 000. C’est moitié moins qu’il y a dix ans. Selon un classement publié par la revue de la Fondation 30 millions d’amis en avril 2016, Paris est la ville de France où il fait le moins bon vivre avec son toutou. Quand bien même la capitale s’en défend (« Quel intérêt d’interdire Paris aux chiens ? » avance la mairie), tout semble conçu pour leur mettre des bâtons dans les pattes : dans les transports en commun, ils doivent se glisser dans un sac de 45 cm maxi ; dans le bus et le tram, c’est le conducteur qui décide s’il doit ou non les accepter ; plus de 80 % des espaces verts parisiens leur sont interdits, mêmes tenus en laisse (seuls 800 m2 pour tout Paris, près de la place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement, sont réservés aux chiens sans laisse).

« Pourtant, élever un chien, c’est important : cet animal est toujours content de vous voir, ce n’est pas le cas de tous les êtres humains. » Aurélie Ingrato, fondatrice parisienne du site Internet unevieaupoil.fr, est titulaire du certificat d’études techniques de l’animal de compagnie. Sa spécialité : l’éducation et la rééducation comportementale des chiens. Elle leur apprend « à vivre en société, à être bien dans leurs pattes. Dans la capitale, nombre de gens ont une vie sociale grâce aux chiens, poursuit-elle. C’est en outre un animal qui permet à ses maîtres de conserver une bonne santé physique, puisque trois promenades quotidiennes, ça fait marcher ».

« Les gens sont de moins en moins tolérants entre eux. Comment voulez-vous qu’ils le soient avec les chiens ? résume Marie Hedon. Ces animaux sont devenus des boucs émissaires. » (…)

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Par Philippe Bordier

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