« On m’a donné le poste de premier ministre, alors je l’ai pris »

« On m’a donné le poste de premier ministre, alors je l’ai pris »

EN KIOSQUE # 6 – La République de Montmartre détonne dans le concert des nations. Michou, ministre de la nuit. Bernard Werber, ambassadeur au pays des fourmis. Pierre Passot, chef du gouvernement. Depuis dix-sept ans, ce premier ministre pas comme les autres administre ses peuples depuis les cabarets de la Butte du 18e arrondissement de Paris. Dans cette démocratie ultralocale, pas de 49-3. C’est à coups de tournées de 51 que les idées passent. Entretien exclusif.

Soixante-Quinze : Comment devient-on premier ministre de la République de Montmartre ?
Pierre Passot : J’ai été nommé en 2000, après avoir été député et ministre de l’histoire montmartroise. J’ai été reconduit depuis par les présidents successivement élus. J’en suis à mon quatrième, Alain Coquard. Ça se passe bien, alors on continue. Mon mandat n’a pas de durée, pas de fin, il est indéterminé.

Comment avez-vous composé votre gouvernement ?
Michou est mon ministre de la nuit. Logique, les lumières du showbiz sont régulièrement braquées sur lui. José Povéda est ministre de l’intendance parce qu’il possède une camionnette ! Le ministre des beaux-arts, Jean Villain, est photographe professionnel ; la ministre des belles-lettres, Christine Haydar, écrivain.

Quelles sont les priorités de votre mandat ?
Cette République est apolitique – tous les bords sont représentés – et areligieuse. Mon boulot, c’est d’essayer de coordonner les grandes manifestations que nous organisons : la Biennale du livre, qui réunit jusqu’à une soixantaine d’écrivains dans les jardins de l’église Saint-Pierre, et la Biennale pompeusement appelée de la palette, de l’objectif et du burin, qui rassemble des peintres, des photographes et des sculpteurs. La prochaine édition de cette dernière aura lieu les 5 et 6 novembre. Des événements culturels et caritatifs dans l’esprit des fondateurs.

Comment est née la République de Montmartre ?
Elle a vu le jour en 1921 à l’initiative de cinq artistes, peintres, dessinateurs ou illustrateurs (…)

Lire la suite dans Soixante-Quinze n°6, en vente en kiosque.

Pour s’abonner à Soixante-Quinze, ou acheter le numéro qui vous manque, cliquez ici.

Par La rédaction

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *