Le Centquatre version squat

Le Centquatre version squat

Une soixantaine d’artistes émergents ou confirmés ont élu domicile dans cet ancien lycée du 19e. Les pirates sont menacés d’expulsion, mais l’horizon du squat pourrait s’éclaircir. Visite d’un lieu rare à Paris.

Attention, chantier… artistique. À l’abri de ces murs en brique rouge, dans une rue discrète du 19e arrondissement de Paris, l’art vibre, transpire, bouillonne. Au premier étage, François-Noé Fabre, un plasticien de 28 ans aux cheveux gris de poussière, s’affaire sur un semblant de table basse, « une création qui suggère un objet du quotidien mais ne répond pas à une fonction précise ». C’est son dernier travail d’installation, « à cheval entre la sculpture et la peinture ». Au fond du couloir, la couturière Jennifer Beteille s’attelle à la fabrication d’une quinzaine de costumes pour deux pièces de théâtre du collectif niçois La Machine. Elle a du pain sur la planche, ou plutôt du tissu à coudre. À l’étage au-dessus, c’est le talent prometteur de Lauren Coullard, blondeur pétillante, qui s’affiche sur les murs. Les toiles aux teintes pastel s’entassent dans tous les recoins de son atelier. Musique discrète en fond sonore. La peintre cherche l’inspiration. Pas facile : à travers le mur, on perçoit les éclats de voix d’une troupe de théâtre qui répète. Ailleurs travaillent d’autres plasticiens, des graphistes, des sculpteurs, des dessinateurs, des monteurs (…)

Lire la suite dans le troisième numéro de Soixante-Quinze en vente en kiosques.

Pour s’abonner à Soixante-Quinze, ou acheter le numéro qui vous manque, cliquez ici.

Légende photo : Le célèbre plasticien Pierre Ardouvin (à droite) partage un atelier avec son assistant et ancien élève Nicolas Ballériaud, qui lui montre sa dernière création.

Par Philippe Schaller

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *