La compét des supérettes

La compét des supérettes

A Paris, elles poussent à chaque coin de rue. Si les grands groupes, Casino et Carrefour, ont lancé ce juteux marché, de nouveaux concurrents se bousculent pour arracher leur part du gâteau. Au détriment des épiciers traditionnels voués à disparaître.

Mohamed se sent cerné. Arrivé en 1987 rue d’Amsterdam, dans le 8e arrondissement, le petit épicier a vu s’installer les supérettes de proximité les unes après les autres : « Il y a le Franprix un peu plus haut, un Diagonal et un Carrefour Express rue de Clichy, un autre Carrefour Express et un Monoprix rue Blanche, un G20 rue de Douai, un Simply Market boulevard des Batignolles… » Un toile d’araignée tissée dans un petit périmètre, entre les stations Place-de-Clichy, Blanche et liège. Tous les grands groupes sont représentés : Casino, Carrefour, Auchan et Diapar. « Et deux autres magasins vont encore ouvrir, se désole l’épicier. Les enseignes rachètent les salons de coiffure, les pressings, les antiquaires, tout ce qui est à vendre. » Même à la retraite, à 68 ans, il continue de travailler : « Je n’ai pas envie de rester seul à la maison. » Mais cela risque d’arriver plus vite que prévu. Difficile de résister à une telle concurrence avec ses petites armes.

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Par Philippe Schaller

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