Little Tibet sur Seine

Little Tibet sur Seine

Conflans-Sainte-Honorine, à 30 kilomètres au nord-ouest de Paris. Depuis trois ans, la capitale française de la batellerie accueille une petite centaine de réfugiés. Des Tibétains qui ont fui la Chine pour gagner une péniche amarrée à la Seine, connue jusque dans l’Himalaya.

Slim noir, lunettes de hipster orange et cheveux en pic, Jigme grimpe d’un pas leste les escaliers de la station de métro Trocadéro, sortie Palais-de-Chaillot. Il porte autour du cou une étoffe où se saluent deux lions de neige sur un soleil jaune d’où dardent des rayons bleus et rouges. Symbole du mouvement tibétain en exil, l’image orne aussi les drapeaux qui flottent partout place du Trocadéro, dans le 16e arrondissement. Ce jeudi 10 mars, une manifestation commémore le soulèvement de la population tibétaine contre la présence militaire chinoise, en 1959, quelques jours avant la fuite du 14e dalaï-lama vers l’Inde. « Il ne faut pas que les gens oublient : le Tibet a été envahi par les Chinois, nous devons le dénoncer ! » assène cet homme de 34 ans, qui se dirige vers un groupe de jeunes gens rassemblés sur la place. Ils fument quelques cigarettes, prennent des selfies et se mêlent à la foule, de plus en plus dense. « Je me sens à l’aise à Paris maintenant, je ne me perds presque plus dans le métro. »

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Par Cléa Chakraverty

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