Sortie du n°2 : Une statue haut perchée sur fond rouge

Sortie du n°2 : Une statue haut perchée sur fond rouge

On a entendu : « Vous en avez fait un, vous en ferez deux ! », sur le ton de ne pas s’en faire, les gars, les doigts dans le nez. Certes, mais la fabrication du second numéro a été écourtée par le lancement du premier. Eh ! Rien de plus normal que de passer du temps à le regarder naître dans le paysage parisien, ce bébé de neuf mois ! Aujourd’hui mercredi 27 avril, pas de panique, la suite est bien livrée comme prévu.

Dans ce numéro il y a :

  • Une série d’articles sur les attentats, six mois après. Ce sont surtout des portraits de quelques anonymes parisiens qui se bougent pour la mémoire, la liberté d’expression, la solidarité.
  • L’interview de Didier Wampas, punk-rocker et jeune retraité de la RATP. Il parle de la scène, du vélo et explique pourquoi il envisage de quitter Paris.
  • Un reportage sur le bois Dormoy, ce terrain méconnu de La Chapelle (18e) est un petit paradis pour les habitants des alentours. Dans quelques mois, ils devront regarder s’avancer les pelleteuses : le bois va devenir une maison de retraite et une crèche.
  • Une enquête sur les supérettes (G20, Franprix, A2Pas, DailyMonop…) qui poussent tous les vingt mètres à Paris. Pourquoi, comment ?
  • En histoire, la saga Sanson. Pendant 250 ans, ils se sont transmis de père en fils la tâche de bourreau de Paris. Retour à travers eux sur les méthodes d’exécution dans l’histoire et leur place dans la société.
  • En plus : les photos de la fête à Neuneu, le portrait d’Olivier Norek, les Tibétains de Conflans-Sainte-Honorine, les quinze pages de l’Entracte…

Pour revenir sur ce numéro 1, c’était quelque chose. Il a atterri dans nos mains le vendredi d’avant sa sortie officielle, le mercredi 30 mars. Ça a duré la journée, à causer de l’objet et, pour le week-end, nous en avons embarqué un chacun, comme un secret qu’il ne fallait dégainer qu’en lieu sûr et bonne compagnie. La suite, c’est une semaine à visiter les points de vente, à serrer la main des kiosquiers pour expliquer notre travail, à demander « Ça part bien ? » et la plupart du temps, oui, ça partait. On nous sondait : « Vous avez communiqué sur la sortie ? », et répondions que même Gilles Bouleau avait parlé de nous. Ça pouvait jouer, au cas où le kiosquier n’avait pas encore sorti les magazines du carton…
 
L’un des points positifs, c’est que, sur les côtés des kiosques, on ne pouvait pas louper la couverture jaune fluo de Soixante-Quinze ! Ah, cette couv’… Depuis le 30 mars, comme nous sommes attentifs à ce qui se dit sur nous, notamment sur les réseaux sociaux, nous avons remarqué qu’elle déplaisait à certains autant qu’elle en emballait d’autres. « Trop criarde »« trop chargée », juste « pas belle », a-t-on lu et entendu. Bon, c’est le jeu : quelle couverture de magazine plaît à tout le monde ? Difficile, en vérité, de trouver le parfait équilibre entre l’esthétisme et l’efficacité… Pour info : même au sein de notre équipe, elle ne fait pas l’unanimité – ce qui prouve d’ailleurs que nous sommes éclectiques ! Et même que, pour ce numéro 2, le débat a une nouvelle fois duré des heures jusqu’à ce que, vers 23 heures, la rédaction en chef tranche et déclare qu’il était grand temps, non seulement de trinquer, mais surtout de passer à autre chose.

Soixante-Quinze numéro 2 a donc la gueule d’une statue haut perchée sur fond rouge. Il s’agissait d’illustrer ce numéro connoté résistance, et surtout l’ambiance de ce printemps parisien. Sa couleur et son graphisme font encore parler chez nous, et ce n’est pas fini !

Pour vous faire votre propre avis (que nous attendons !), direction fissa le kiosque ou la boîte aux lettres.

Merci de nous lire et à bientôt !

Photo d’illustration : une scène du bouclage de Soixante-Quinze n°2. Photo ©️Mathieu Génon

Par La rédaction

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