Newsletter N°9 : Les grands événements de ce premier bouclage

Newsletter N°9 : Les grands événements de ce premier bouclage

Lundi 7 mars. Les nouveaux PC sont arrivés, donc il y a des problèmes techniques. Si on avait anticipé le « certain temps » passé à installer OpenOffice, Avast et InDesign, la journée aurait été bien plus sympa. La communauté des Mac, elle, est affligée : la pomme est devenue un Ctrl.

Mardi 8 mars. Thème de la réunion de ce jour : le point sur les articles du numéro 1 et l’organisation générale du bouclage, particulièrement ce qu’on appelle « le circuit de la copie ». D’abord, le chef ou ses deux adjoints lisent et estiment l’article, puis le secrétaire de rédaction (qui met en forme) et la graphiste (qui met en page) se débrouillent entre eux, on leur fait confiance. A la fin, tout le monde regarde sur papier et y va de son commentaire. C’est assez simple.

Mercredi 9 mars. Le chef est parti aux Assises du journalisme de Tours. Pendant ce temps, nous, au bureau, crevons de chaud et personne à l’étage ne trouve le bouton pour stopper cette déliquescence.

Jeudi 10 mars. Le chef – encore lui – n’est pas très sûr que « nos conférences de rédaction sur WhatsApp », cette application qui permet de discuter en groupe et en temps réel sur smartphone, soit la meilleure façon de faire du journalisme. Une idée de titre à 23h30 et tac, ça bippe sur les commodes. Heureusement, on échange aussi en vrai, au bureau.

Vendredi 11 mars. Des fois, c’est calme parce qu’on rédige. Avec les PC, on a aussi eu des casques audio. A chacun sa BO : Ma belle Mixtape sur YouTube (« de l’électro smooth », dit l’un), Radio Meuh (« punchy », dit l’autre), ou encore Chopin (« pour les envolées », dit un(e) autre).

Lundi 14 mars. Premiers tests de couverture. Tout le monde s’emballe : « C’est génial ! » Et première nocturne au bureau. Génial aussi. Aujourd’hui, on se caille alors que pour une fois on s’est mis en T-shirt.

Mardi 15 mars. Dernières heures de la campagne de financement participatif sur KissKissBankBank. Il y a urgence à s’abonner, alors des mecs s’abonnent. A 21 heures, avec 18 925 euros récoltés soit pile 250% de notre objectif de départ et 316 donateurs, nous nous sentons riches. Et nous le serons au moins jusqu’à l’impression du deuxième numéro… Le soir, jusqu’à minuit, il faut ajouter dans notre fichier d’abonnés tous les nouveaux arrivés via KissKiss. En tout, ils sont 900. Elle est là, la vraie richesse.

Mercredi 16 mars. « Rien ne bouge sur KissKissBankBank, t’as vu ? – Ah oui c’est bizarre. » Après 34 jours de visionnages intensifs de la page, difficile d’intégrer l’idée que c’est fini. Deuxième test de couverture et tout le monde dit « bof ». On a très chaud alors qu’on avait pensé à bien se couvrir, cette fois. Troisième nocturne.

Jeudi 17 mars. « C’est quoi ton raccourci clavier préféré ? » La graphiste et le secrétaire de rédaction ne peuvent pas s’en empêcher, même en pause-clope (on les parodie là, mais c’est pas loin). Sinon, après des « oui », des « non » et des « bof », on a quitté la rédaction à une heure du matin sans certitudes et en essayant de ne pas tomber dans l’escalier.

Vendredi 18 mars. C’est la Journée du sommeil mais bon tant pis. Passer notre temps à relire, annoter, rayer les pages affichées sur le mur, c’est mieux que dormir. Ah ça ! On boucle, on souffle et on ne réalise pas tellement : dans douze jours, Soixante-Quinze existera pour de vrai. Soyez au rendez-vous !

 

 

Par La rédaction

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